
CONTRIBUTION DE L’EPISCOPAT CONGOLAIS AU SYNODE SUR LA PAROLE DE DIEU.
La CENCO a été honorée par la nomination de l’Archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengo comme secrétaire particulier du dit synode, pour qui "on ne peut pas écouter la parole de Dieu et rester indifférent ,et si l'on ne fait pas une interprétation correcte de l'Ecriture sainte, on peut lui faire dire n'importe quoi. L'Ecriture nous détourne d'une interprétation fondamentaliste". En plus, elle a été représentée par deux évêques qui ont présenté respectivement leurs contributions lundi 13 et mardi 14 octobre 2008.
1° Intégrer l’initiation à la communication dans l’apostolat biblique. (De Mgr Fulgence Muteba).
Lundi 13 octobre 2008, l’Evêque de Kilwa-Kasenga et président de la commission épiscopale des communications sociales, est intervenu en se basant sur les numéros 48 et 53 du Document de travail, en complémentarité avec les autres numéros, parlant du processus de la communication de vérité et de l'utilisation des médias dans l’annonce de la Parole de Dieu. Sa finalité est de mettre en évidence le caractère performatif, actif et vivant de la Parole de Dieu. Elle a un double fondement. Premièrement, elle se fonde sur le fait que Jésus a proc1amé le message du salut avec autorité et compétence (Mt 7,29). Les apôtres, puis les Pères de l'Eglise ont fait de même. Deuxièmement, avec le Pape Jean-Paul II, il faut reconnaître que "le premier aréopage des temps modernes est le monde de la communication ..."( JEAN-PAUL II, cité dans le Document de travail n. 143). A l'instar d'Inter mirifica, il a préconisé le bon usage des communications sociales dans la proc1amation de la Parole de Dieu.
En outre, il a insisté sur le fait que pour toucher davantage les hommes et les femmes d'aujourd'hui, l'annonce de la Parole de Dieu est invitée à composer de manière équilibrée avec la culture médiatique. Il ne s' agit pas seulement de faire usage de ces médias, ce qui paraît évident et largement entamé en beaucoup de milieux aujourd'hui, mais d'acquérir une saine culture médiatique dans la démarche d'annoncer la Parole de Dieu. Cela revient à assumer Inter mirifica et à écrire une nouvelle page des communications, celle en rapport avec la nature de la Parole à proc1amer et respectueuse de la dignité ainsi que de la liberté des auditeurs.
Enfin, il a proposé que ceux qui sont chargés d'annoncer la Parole s'initient aux enjeux d'une communication efficace et que cette initiation soit un chapitre de l'apostolat biblique d’une part ,et d'autre part 'il nous faut exorciser la peur des médias qui caractérisent beaucoup d'agents pastoraux, et inaugurer ce que le Pape appelle, à bon droit, la " médiaéthique". L'heure semble venue de ne plus se contenter de dire avec Saint Paul "malheur à moi si je n'annonce pas l'Evangile", mais "malheur à moi si je n'annonce pas efficacement l'Evangile".
2° Revoir la formation dans les grands séminaires et des maisons religieuses.
(de Mgr.Mudiso Gaspard).
De son coté, Mgr.Jean Gaspard MUDISO MUND'LA, SVD, Evêque de Kenge et président de la commission Episcopale pour la doctrine de la foi, a insisté dans son intervention du mardi 14 octobre sur l’apostolat biblique ou mieux sur la formation des futurs prêtres à l’apostolat biblique comme discipline académique dans les séminaires et maisons de formation religieuse.
Si la Parole de Dieu doit inspirer toute la pastorale de l'Eglise, il nous faut repenser ou revoir la formation des grands séminaires et des maisons religieuses. Car la Parole de Dieu n'est pas et ne peut pas être une matière d'enseignement comme une autre, au même titre que les autres.
L'apostolat biblique veut aider le croyant à rencontrer son Seigneur qui s'adresse à lui et l'interpelle dans le concret de sa vie. Ce cours pourrait avoir cette double finalité: éveiller chez le séminariste une forte prise de conscience des Ecritures comme Parole de Dieu, source de la vie chrétienne et instrument du ministère pastoral; aider le séminariste à traduire ses connaissances des Ecritures dans sa situation quotidienne de vie.
La CENCO a été honorée par la nomination de l’Archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengo comme secrétaire particulier du dit synode, pour qui "on ne peut pas écouter la parole de Dieu et rester indifférent ,et si l'on ne fait pas une interprétation correcte de l'Ecriture sainte, on peut lui faire dire n'importe quoi. L'Ecriture nous détourne d'une interprétation fondamentaliste". En plus, elle a été représentée par deux évêques qui ont présenté respectivement leurs contributions lundi 13 et mardi 14 octobre 2008.
1° Intégrer l’initiation à la communication dans l’apostolat biblique. (De Mgr Fulgence Muteba).
Lundi 13 octobre 2008, l’Evêque de Kilwa-Kasenga et président de la commission épiscopale des communications sociales, est intervenu en se basant sur les numéros 48 et 53 du Document de travail, en complémentarité avec les autres numéros, parlant du processus de la communication de vérité et de l'utilisation des médias dans l’annonce de la Parole de Dieu. Sa finalité est de mettre en évidence le caractère performatif, actif et vivant de la Parole de Dieu. Elle a un double fondement. Premièrement, elle se fonde sur le fait que Jésus a proc1amé le message du salut avec autorité et compétence (Mt 7,29). Les apôtres, puis les Pères de l'Eglise ont fait de même. Deuxièmement, avec le Pape Jean-Paul II, il faut reconnaître que "le premier aréopage des temps modernes est le monde de la communication ..."( JEAN-PAUL II, cité dans le Document de travail n. 143). A l'instar d'Inter mirifica, il a préconisé le bon usage des communications sociales dans la proc1amation de la Parole de Dieu.
En outre, il a insisté sur le fait que pour toucher davantage les hommes et les femmes d'aujourd'hui, l'annonce de la Parole de Dieu est invitée à composer de manière équilibrée avec la culture médiatique. Il ne s' agit pas seulement de faire usage de ces médias, ce qui paraît évident et largement entamé en beaucoup de milieux aujourd'hui, mais d'acquérir une saine culture médiatique dans la démarche d'annoncer la Parole de Dieu. Cela revient à assumer Inter mirifica et à écrire une nouvelle page des communications, celle en rapport avec la nature de la Parole à proc1amer et respectueuse de la dignité ainsi que de la liberté des auditeurs.
Enfin, il a proposé que ceux qui sont chargés d'annoncer la Parole s'initient aux enjeux d'une communication efficace et que cette initiation soit un chapitre de l'apostolat biblique d’une part ,et d'autre part 'il nous faut exorciser la peur des médias qui caractérisent beaucoup d'agents pastoraux, et inaugurer ce que le Pape appelle, à bon droit, la " médiaéthique". L'heure semble venue de ne plus se contenter de dire avec Saint Paul "malheur à moi si je n'annonce pas l'Evangile", mais "malheur à moi si je n'annonce pas efficacement l'Evangile".
2° Revoir la formation dans les grands séminaires et des maisons religieuses.
(de Mgr.Mudiso Gaspard).
De son coté, Mgr.Jean Gaspard MUDISO MUND'LA, SVD, Evêque de Kenge et président de la commission Episcopale pour la doctrine de la foi, a insisté dans son intervention du mardi 14 octobre sur l’apostolat biblique ou mieux sur la formation des futurs prêtres à l’apostolat biblique comme discipline académique dans les séminaires et maisons de formation religieuse.
Si la Parole de Dieu doit inspirer toute la pastorale de l'Eglise, il nous faut repenser ou revoir la formation des grands séminaires et des maisons religieuses. Car la Parole de Dieu n'est pas et ne peut pas être une matière d'enseignement comme une autre, au même titre que les autres.
L'apostolat biblique veut aider le croyant à rencontrer son Seigneur qui s'adresse à lui et l'interpelle dans le concret de sa vie. Ce cours pourrait avoir cette double finalité: éveiller chez le séminariste une forte prise de conscience des Ecritures comme Parole de Dieu, source de la vie chrétienne et instrument du ministère pastoral; aider le séminariste à traduire ses connaissances des Ecritures dans sa situation quotidienne de vie.

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