A ROME, dimanche 12 octobre 2008, le pape Benoît XVI lancait un appel en faveur des populations du Congo, et des chrétiens d'Irak et de l'Inde qui souffrent de violences.Dans le nord Kivu, nul doute, de violents combats opposent les rebelles de Laurent Nkunda aux soldats de l'armée congolaise. Amnesty International a dénoncé les violences des forces en présence contre les femmes et les enfants. Et l'UNHCR a sonné l'alarme dès avril dernier, devant le déplacement de populations qui fuient le conflit. L'on compte environ 1,3 million de déplacés dans le pays. Quelque 350.000 réfugiés congolais se trouvent hors du pays.
Et le lundi 3 novembre, le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical justice et paix, estime que le monde ne peut se désintéresser de la situation que vit en ces heures le nord-est de la RDC et continuer à regarder sans réagir. Selon lui, la reprise des combats au Congo constitue une sonnette d’alarme et un grave motif de préoccupation. Le dicastère, dont il est le président, a-t-il ajouté « s'adresse aux parties en conflit afin qu'elles renoncent à la logique de l'affrontement et des armes ; qu'elles choisissent le dialogue et les négociations » et pour que, « dans un sursaut d'humanité, elles mettent le bien commun au-dessus d'intérêts égoïstes et partisans ». Le Conseil pontifical justice et paix demande également à la communauté internationale d'intervenir « de tout son poids dans la résolution du conflit en cours, veillant tout particulièrement à ce que les belligérants respectent les divers accords de paix auxquels ils ont souscrit ». Le Conseil souligne par la même occasion, « l'importance de trouver une solution à la crise qui tienne en juste considération les préoccupations de paix et de sécurité de tous les pays et de tous les habitants de la région des Grands Lacs, en Afrique, car il ne peut y avoir de paix tant que cette paix n'est pas une paix globale, fondée sur le dialogue et la réconciliation, conditions indispensables pour la stabilité et un développement solidaire ». Face à la même situation dramatique que traverse le Congo, Caritas internationalis a lancé un appel demandant aux parties de mettre fin aux souffrances des populations et de permettre aux agences humanitaires de fournir leurs aides.
Pour notre part, nous pensons que l’on peut tout dire et faire en faveur du Congo, mais si l’on ne touche la croûte de la plaie, l’on ne soignera jamais la plaie. Derrière cette guerre qui a déjà fait plus de 4 millions de morts, se trouve la main obscure et se jouent les grands intérêts économiques de grandes puissances, notamment la troïka (Belgique, France et USA). Ce sont elles qui arment le Rwanda et le fameux Nkunda qui ont accepté d’être instrumentalisés en sacrifiant le sang de leurs frères pour leurs profits personnels et égoïstes.

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