
A chaque mois de l’année du « Bienheureux Isidore Bakanja », les évêques congolais consacrent un thème de réflexion. Et ce thème susmentionné pour le mois de janvier 2009, est dédié aux juristes, activistes des droits de l’homme, policiers et militaires. En effet,la vie d’Isidore BAKANJA nous montre un homme victime d’un esprit partisan, d’un sentimentalisme non seulement de la part de Van Cauter (Longange), mais aussi de la part de certains autres Blancs qui étaient chargés de l’affaire Bakanja. C’est le cas de Grillet, Inspecteur et Chef de tous les Blancs dans Bus-Bloc, qui déclarait : « Je suis obligé d’agir, je ne peux faire autrement (…) Venez voir comment Van Cauter a arrangé ce boy ! Je dois intervenir, je ne peux passer outre ! Moi qui ne voulais pas être mêlé à cette affaire, j’ai refusé d’aller voir Bokando. J’ai répondu : « Je me fiche pas mal de vos histoires ! Je ne veux pas voir le type ». Un autre cas est celui du Procureur Vocht qui était envoyé en mission d’enquête à Ikili, lieu du martyre, et à Iyele. N’ayant pas pris l’enquête au sérieux, il n’était arrivé nulle part, mais s’était contenté de rester dans le bateau et de faire venir un agent et un travailleur à qui il avait posé chacun une seule question.
Aujourd’hui encore, à cause des comportements inciviques de certains d’entre eux, les hommes des lois et les citoyens en uniforme sont généralement perçus comme des oppresseurs. L’injustice, la corruption, le trafic d’influence, l’impunité gangrènent la vie communautaire.
Pour redonner confiance aux citoyens et restaurer entre eux une convivialité effective, il faut une Justice juste avec des hommes et femmes de lois sans esprit partisan ni sentimentalisme au moment de dire le droit. Les citoyens en uniforme seront invités à l’amour de la patrie et au respect des lois et de leurs concitoyens qui comptent sur eux pour défendre la patrie et garantir la sécurité. C’est le sens de la prédication de Jean-Baptiste. « Des soldats aussi l’interrogeaient en disant : « Et nous, que nous faut-il faire ? » Il leur dit : « Ne molestez personne, n’extorquez rien et contentez-vous de votre solde » (Cf. Lc 3,14). Sans la justice et la sécurité, la restauration de la paix reste illusoire.

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