
La situation congolaise est l’une des plus complexes de l’humanité. La RDC présente paradoxalement aujourd’hui une figure de parent pauvre alors qu’il est l’un des pays au monde qui regorgent d’énormes potentialités. Curieusement, sa richesse contraste avec la pauvreté des ses habitants. En effet, deux ans après l’installation des institutions issues des élections démocratiques, la RDC se recherche encore. Les canons refusent de se taire et des vies humaines continuent à tomber. Au-delà de tout, et malgré tout, l’espoir est au bout du tunnel. Et aujourd’hui, ce sont les petits enfants qui sont enlevés sans pitié par les rebelles pour en faire soldats.
C’est dans ce cadre que le 6 janvier dernier, à Kinshasa, la Nonciature apostolique a fait état du souci majeur que porte le pape Benoît XVI pour les enfants kidnappés ces derniers mois par les groupes armés résidents dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. Et voici comment s’exprime le saint Père à ce propos : « La fête de l'Épiphanie, dans plusieurs pays du monde, est aussi la fête des enfants. Notre pensée s’adresse donc à tous les enfants, qui sont la richesse et la bénédiction du monde et surtout à tous ceux à qui est niée une enfance paisible et sereine. En particulier, je désire attirer l'attention sur les dizaines d'enfants et garçons qui, dans ces derniers mois, ont été séquestrés par des groupes armées dans la Province Orientale de la République Démocratique du Congo. Je fais appel aux auteurs de ces crimes inhumains, afin que les garçons soient rendus à leurs familles et que leur soit assuré l’avenir de sécurité et de développement auxquels ils ont droit. En même temps, je manifeste ma proximité spirituelle à la population et à l’Église locale, qui a été aussi durement frappée par la violence. J'exhorte les Pasteurs et les fidèles à rester forts et solidaires dans l'espoir de retrouver la paix ».
Pour notre part, nous pensons qu’il est temps que les congolais se prennent en charge eux mêmes au lieu d’attendre les solutions du ciel ou des autres pour sortir de ce gouffre infernal où les seigneurs de guerre font la loi. La manne est tombée une fois du ciel. Les autres de qui attendre le secours ne voient que leurs propres et mesquins intérêts.

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